Archive | septembre 2016

Hommage au Docteur Ernest Schaffner

   Le vendredi 23 septembre 1966, il y juste 50 ans décédait le Docteur Ernest Schaffner, député-maire de Lens mais surtout LE médecin des mineurs.

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   La vie du Docteur Schaffner est relatée sur une autre page du bloc que vous pouvez retrouver en suivent ce lien.

   Dimanche dernier, dans la cour du Centre Hospitalier de Lens avait lieu une cérémonie en hommage à cet homme qui marqua à jamais l’histoire de Lens et de la corporation minière.

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Les enfants du Docteur Schaffner et leurs conjoints.

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Le retour de Rosalie Tata et de Taraderuze

   La journée du samedi 10 septembre restera en mémoire dans les têtes des lensois. Ce jour là, ils étaient nombreux à assister à la résurrection et au baptême des géants lensois Taraderuze et Rosalie Tata.

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   Nés une première fois en 1956, disparus des fêtes de Lens à la fin des années 60 puis détruits dans l’incendie du garage communal dans lequel ils étaient remisés, nos deux géants, accompagnés d’un troisième, Ch’Guss Trefil ont longtemps manqués aux animations de la ville.

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  Il y a quelque temps, une association se créer avec pour but de recréer ces personnages et de relancer la tradition des fêtes de Lens dans le style des années 50/60. Claude Gillot et son fidèle lieutenant Arnaud Desmaretz se lancent dans l’aventure. Tout ne fut pas facile mais avec abnégation, ils trouvent les moyens financiers nécessaires à la réalisation de leur projet.

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  Aidés par quelques amis, ils font reconstruire Taraderuze et Rosalie Tata par Dorian Demarcq, l’artisan créateur de géants. Les finances ne permettent pas la reconstruction de Ch’Guss Tréfil dans un premier temps mais ce n’est que partie remise.

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   Bien sur, le retour des géants de Lens ne peut s’accompagner que d’une grande fête qui était prévue dimanche 11 septembre. Plus de 100 géants venus de toute la région, une trentaine d’harmonies, de nombreux groupes et associations devaient y participer. Malheureusement l’actualité tragique du moment et les exigences parfois surprenantes mais surtout très onéreuses de la sous-préfecture de Lens ont obligé l’association à reporter la fête.

  Cependant, Taraderuze et Rosalie de nouveau vivants, il fallait les baptiser. C’est ce qui est fait le samedi 10 septembre 2016 à l’occasion de la journée des associations.

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  M. Sylvain Robert, maire de Lens, a dirigé la cérémonie. C’est Bernard Schaffner, l’un des fils de l’ancien député-maire de Lens, qui a accepté d’être le parrain de Taraderuze ; madame Lysiane Gillot sa marraine.

   Pour Rosalie Tata, son parrain était Alain Oudre qui a fait le déplacement de Toulouse pour participer à la fête. Il est l’arrière-arrière petit-fils de Rosalie Abrassart, la dame qui servit de modèle à la géante lensoise. La marraine de Rosalie était Jessy Desmaretz, une passionnée des Géants du Nord.

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  Après la ‘cérémonie officielle’ mais non moins décontractée, Monsieur Robert a remis aux parrains et marraines le certificat de baptême de nos géants.

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   Et comme d’habitude à Lens, tous finit toujours en musique ! Le talentueux troubadour s’appelle Benoît Bourgeois, il interprète une de ses compositions réalisée spécialement « Elle est belle, Rosalie » et est accompagné d’un groupe d’enfants habillés en galibot pour les garçons et en cafut pour les filles.

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  Taraderuze et Rosalie Tata en profite pour effectuer leurs tous premiers pas de danse depuis leur retour.

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  La fête se termine par un show du groupe des Alizés de Lens, de jeunes demoiselles aux couleurs Sang et Or habituées à accompagner Ch’Meneu dans ses déplacements.

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  On ne sait où Rosalie Tata et ses deux hommes Ch’Meneu et Taraderuze ont passé la nuit, mais dès le lendemain matin, ils étaient frais et dispos pour se présenter aux lensois sur la place Jean Jaurès.

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   Avant de reprendre la place qui était la leur dans les années 60 : devant les portes de l’Hôtel de Ville.

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  Pas de carnaval des géants donc pour cette fois ci mais comme un vrai lensois ne renonce jamais, celle-ci aura lieu plus tard …. Et n’en sera que plus belle !

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Sur les traces de Raphaël Lardeur

   Le 23 mars dernier, le lensois normand reçoit un message de Madame Suzanne Grano commençant ainsi : « Je vous écris de Brisbane en Australie. Notre aïeul parisien Raphaël Lardeur (1890-1967) a réalisé le vitrage escalier Art Déco de l’actuel Centre Jouhaux en 1930 ou 1945 ».

   Raphaël Lardeur est né le 19 décembre 1890 à Neuville-sur-Escaut et décédé à Paris le 17 avril 1967. Brancardier en Serbie lors de la première guerre mondiale, il s’installe à Paris en 1921 et fonde son atelier de peintre-verrier. Créateur de vitraux, de mosaïques, de mobilier liturgique, on trouve ses œuvres aujourd’hui sur plus de 200 sites en France et particulièrement en Picardie.

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   La question de ma correspondante consistait surtout à savoir pourquoi Raphaël Lardeur aurait créé deux œuvres, l’une en 1930, l’autre en 1945 pour le même bâtiment.

   En 1930, Alfred Maës, maire de Lens mais aussi président de la Caisse de Secours des ouvriers et employés des mines de Lens décide de regrouper en un seul établissement tous les composants pour offrir aux mineurs et à leur famille une médecine gratuite de qualité.

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   Le site comprenant plusieurs bâtiments  construits entre la rue Eugène Bar et le Boulevard Basly, est inauguré le 16 février 1931.

  En montant le grand escalier face à l’entrée située rue Eugène Bar, on aperçoit un magnifique vitrail incurvé donnant sur la cour représentant un mineur et sa famille.

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   Le 11 août 1944, Lens est bombardé, beaucoup de bâtiments et d’habitations sont détruits. Le vitrail de Raphaël Lardeur vole en éclats.

   En 1945, le gouvernement nationalise les mines de charbon. On peut penser que ce sont les toutes nouvelles HBNPC (Houillères du Bassin du Nord et du Pas de Calais) qui ont demandé à Raphaël Lardeur de composer un nouveau vitrail.Réalisé sur le même thème que le premier, il est mis en place en 1946.

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  Voilà donc pour la réponse que l’on peut raisonnablement apporter à la question de notre correspondante devenue depuis une amie.

  Le 23 octobre 1970, la ville de Lens fait l’acquisition des ces locaux auprès de Charbonnage de France, nomme l’ensemble ‘le Centre Léon Jouhaux’, y transfère certains services municipaux et y logent des associations.

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  En 2010, la ville de Lens cède les locaux à Pas-de-Calais Habitat. Lors de la rénovation du site, les vitraux sont enlevés et remplacés par une protection provisoire.

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   Ils sont emmenés afin d’être restaurés par « Vitraux d’Art Atelier Claude Barre » de Cottenchy (80) dirigé depuis 2013 par Monsieur Stéphane BRISSY, maître-verrier, qui y travaille avec trois collaborateurs dont son épouse.

  Et c’est là que, le 12 septembre, nous avons retrouvé Madame Suzanne Grano et sa sœur Julie. Ces dames effectuent chaque année depuis 2012 un voyage de plusieurs semaines en France sur les traces de leur ‘cousin français’ comme elles l’appellent, afin de compléter un travail de mémoire sur ses œuvres et celles de son fils Gérard, également artiste maître-verrier et sculpteur.

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  Monsieur et Madame Brissy nous ont obligeamment fait visiter leur atelier et nous ont expliqué les techniques de la fabrication et de la restauration des vitraux. Nous avons vu Kevin occupé occupé au masticage d’une partie du vitrail de Lens pour lequel, du fait de sa forme incurvée, il a fallu créer un support spécial.

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   Puis, c’est Cécile que nous avons rencontré. Passionnée par le métier qu’elle effectue depuis plus de 30 ans, elle était occupée à la restauration d’un vitrail ancien, dessertissant les pièces de verre de l’ancien plomb abîmé pour les réinsérer dans un profilé de plomb neuf.

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  Nous avons ainsi pu admirer des fragments de l’œuvre de Raphaël Lardeur restaurés et découvrir la partie comprenant la signature de l’artiste.

KODAK Digital Still CameraKODAK Digital Still Camera   Dans quelques temps, à la fin de la rénovation, le vitrail sera reposé à son emplacement d’origine, dans la cour du centre Jouhaux. Ce sera ainsi une partie du patrimoine lensois qui retrouvera sa place.

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